Ne croyez pas que c’est par snobisme, élitisme mauvais teint ou goût de la théorie du secret qu’on ne vous raconte pas comment tout cela à commencé. Je veux mettre ça au clair avant que vous commenciez à lire ce petit texte, parce que ça pourrait très vite ressembler à une crise de mégalomanie galopante de quatre gamins qui s’y croient subitement et qui se voient tenir le globe dans leur paume, ou qui montent une société secrète parce que, c’est fun, je l’ai vu dans un film.
Ce n’est pas le cas. Même si l’ont peut légitimement, par moments, croire que 48h durant le monde s’est plié en quatre que pour nous, nous ne pensons pas que ça fait de nous des personnes supérieures. Ne croyez pas qu’on survole les faits par plaisir de vous faire les dents, ou même parce qu’on aurait rien a dire.
Non, ça n’est pas pour ça. C’est juste parce que que c’est impossible.
Entant que scribouillard depuis des années et des années, j’ai fini par quérir l’intime conviction que tout, et je dis bien tout, peut être exprimé par des mots. Sentiments, idées, hurlements, amour, tout. Mais là, je ne les trouve pas. Aucun mot ne pourra vous faire ressentir ce que nous avons ressenti, ni aucun dessin, ni aucune photo. Même entre nous, depuis dimanche soir, nous n’y arrivons pas. Oh, bien sûr, nous essayons, nous tournons autour des mots et des idées, nous essayons d’effilocher, mais c’est seulement quand nos regards se croisent que nous nous comprenons.
Pendant quelques heures, nous avons vécu. Nous avons été vivants. Nous avons croqué cette vie à pleine dents. Pendant ces heures, quelque chose nous à réuni, a lié nos cœurs et nos âmes, et à tout faire pour nous pyrograver ce moment au fond de nos mémoires.
Alors si on voudrait résumer prosaïquement, nous étions dans un endroit qui semblait encore vierge et préservé autant que faire se peut des mauvaises influences de ce monde, nous sommes allés à la foire aux pierres, nous avons mangé glaces et pizzas, refait le monde à la belle étoile, récrit nos vies autour d’une table basse, dormi chacun dans nos rêves, flâné sur le toit du monde, découvert des secret qui n’attendaient que nous et mangé des salades.
Oui, sauf que ça n’était pas ça. C’est comme si vous veniez au restaurant et que je passais la soirée à vous réciter le menu. Il vous manque le goût, le plaisir, les sensations. Et tout cela été trop intense pour vous le résumer juste à ça, autant le taire si c’est pour en arriver à réduire. Tout ça a été à la fois trop beau et grand, mais à la fois trop personnel et viscéral. Trop naturel et surnaturel. Trop normal et trop impossible. Il y a eu trop de signes et de symboles, trop de rêves éveillés, trop de vérités. Ca a été la création d’un lien si fort, que nous avons la sensation qu’à nous quatre, plus aucun obstacle n’existe, lien qui lui aussi ne peux pas être réduit à cette description…
Voici la seule chose que, en mon nom propre, je peux dire pour décrire le “week-end” du 28 et 29 juin 2008 :
J’ai vécu ce qui est, à date, le plus beau et le plus grand moment de ma vie. Il m’a redonné foi en moi. Il m’a fait comprendre qui j’étais, et ce que je pouvais être, à force de curiosité. Il m’a donné une vraie famille. M’a fait découvrir deux personnes absolument extraordinaire, et m’a rappelé à quel point une comptait à mon cœur, formant pour moi une véritable nouvelle famille que j’aime plus que je n’ai jamais pu le faire auparavant. Trois personne à la gentillesse, la générosité, au talent, à l’intelligence et à la folie sans égales. Il m’a transformé de fond en comble. A fait de moi un autre homme. Une véritable nouvelle naissance, m’apportant une nouvelle foi.
Et vous voyez, c’est ça, le problème. Je ne pourrais jamais vous dire comment.
Posted in Le Grimoire : Récits d'Ames
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juillet 2nd, 2008 at 16:44
“Comment”… C’est vrai, c’est bien ça la question… Celle qui brûlera sur nos lèvres pendant des jours et des jours encore… Comment ? Les Anges, le Destin, le “Hasard”…. C’est comme ça, c’était écrit, sans doute.
Nous avons vécu un rêve, mais dont on ne se réveillera pas. Mais même dans la réalité, dans cette dure vie, il y a la Lumière quelque part. Et à nous 4, nous n’avons pas peur de nous faire éblouir par sa beauté. Nous l’avons reçue, et c’est un merveilleux cadeau…