Les mots me manquent, je ne mentirai pas, j’en suis incapable.
Je ne saurai jamais décrire ce qui s’est passé ces jours là, cette nuit là, parce que n’importe quel vers, n’importe quelle rime, aussi chantante et envoûtante soit-elle, serait bien trop réductrice. Parce qu’il n’y a aucun mot. Parce qu’il serait sans doute impossible de comprendre tant que l’on ne l’a pas vécu.
4 âmes vibrent à l’unisson.
La mienne frissonne encore de toute cette Lumière, de tout cet amour… Et elle n’est sans doute pas la seule.
Du moins elle n’est plus seule. Plus maintenant.
4 chemins qui se sont entrecroisés dans la toile du destin et qui, maintenant, resteront entrelacés.
4 routes différentes, et pourtant tellement similaires…
Nous ne sommes plus qu’un.
Un cercle, une spirale, un papillon, une rune… Tout ça à la fois… Et nous embrassons l’univers de nos bras grands ouverts.
Se laisser porter par le Destin, par les Anges, écouter le murmure des Arbres, du Vent dans notre Ronde. Avancer, sans cesse, s’émerveiller, toujours à l’unisson, vibrer, rêver, danser, imaginer le monde puis le refaire à nous quatre, juste là, à son sommet. Etre le Tout et rien à la fois, une infime partie de cet immense engrenage qui nous porte et nous donne maintenant des ailes.
Alegria
Parce qu’à partir de maintenant, tout a changé. Parce que je ne suis plus la même et je ne le serai plus jamais.
Parce qu’enfin j’ai compris.
Parce qu’enfin, j’ai trouvé cette voie dont je rêvais, qui m’appelait à elle mais que je n’avais fait que rêver jusqu’à présent. Parce que tous mes désirs de bien-être, d’harmonie et de communion avec la Terre ont pris forme ce jour là… J’ai envie de vivre enfin, de respirer, de ne faire qu’un.
Les choses ont changé, je le ressens profondément. Un train s’est mis en marche, dans lequel j’ai sauté sans crainte, prête à suivre le mouvement parce que c’est ce que j’avais toujours attendu sans oser pouvoir faire autre chose que simplement le rêver. Parce que ma vision du monde a changé en un claquement de doigt, parce que TOUT a changé d’un instant à l’autre, là, juste là, sur le toit du monde…
Parce que j’ai deux soeurs, un frère et un merveilleux Cercle de bonheur…
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Le profane croira sûrement à l’émergence d’une nouvelle secte de geeks à l’esprit saturé d’épisodes de Charmed et de films d’Harry Potter, aux badges “proud of being pagan” fièrement portés sur les éternels sacs en bandouillères, de gamins, d’écervelés, de naïfs, de rêveurs … nous sommes tous ça, les badges en moins.
Je vais vous raconter une histoire .. une histoire qui fera écho en vous, que vous gardez secrètement en vous, que vous pensez impossible mais qui pourtant …
C’est l’histoire d’une fille qui croit en bien des choses, mais qui ne fait que les penser.
Qui parcourt la Nature, émerveillée, rêveuse, mélancolique parfois .. triste de ne pouvoir partager toutes ces si belles choses avec des amis, des vrais.
Elle voit des biches le soir entourées de brume, elle voit les plantes et fleurs grandir et éclore, elle voit les saisons passer, elle voit ses rêves grandir ..
Mais elle est toujours seule. Les créatures de la forêt n’arrivent plus à l’aider à passer le temps ..
Alors elle fait taire tout ce qu’elle a en elle, quitte à s’effacer, à devenir une autre qu’elle ne supporte pas.
Pourtant elle sait que la flamme brûle en elle, elle a le coeur prêt à exploser d’un amour et d’un partage qu’elle veut transmettre …
Souvent dans le vent elle murmure … “où êtes-vous ?” …
Livres, films, tous parlent d’une amitié ineffable, indéfectible, immortelle.
Elle en rêve, elle en pleure, ce vide béant dans son âme ne fait que s’agrandir.
Les années passent .. et rien.
Elle se résigne.
Puis ..
Quelque part quelque chose bouge, quelque chose remue son coeur.
Un week-end, un seul week-end changera sa vie à jamais.
Tout ce qu’elle avait rêvé devient réalité .. comment est-ce possible ..
Finalement elle ne se pose plus de question, elle se laisse emporter par ce flot de bonheur et de joie indescriptible.
Car les mots pour une fois lui manque, tout comme son frère, écrivain de l’âme noire et désenchantée, la plume reste muette.
Mais le coeur ,lui, explose, il crie, il hurle de bonheur. Tout ses sens sont en éveil, elle se sent naitre, re naitre, émerger, sortir de l’eau, autant de qualificatif qui de toute façon ne pourront jamais décrire ni faire ressentir ne serait-ce qu’une infime partie du panel de sentiments éprouvés.
Elle n’était rien, à présent elle est 4.
Elle n’avait rien, et à présent elle a tout.
Une famille dans le sens le plus pur du terme.
Quatre personnes qui s’entourent d’amour et de tendresse, de protection. Je suis ta grande soeur, tu es ma petite soeur, tu es notre frère …
Tellement simple, tellement naturel …
Quatre chemins qui s’entrelacent, quatre coeurs qui battent à un même rythme.
Quatre vies et personnes changées en deux jours.
Je suis l’une des quatre, et je sais à présent que tout ce en quoi je croyais existe.
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Ne croyez pas que c’est par snobisme, élitisme mauvais teint ou goût de la théorie du secret qu’on ne vous raconte pas comment tout cela à commencé. Je veux mettre ça au clair avant que vous commenciez à lire ce petit texte, parce que ça pourrait très vite ressembler à une crise de mégalomanie galopante de quatre gamins qui s’y croient subitement et qui se voient tenir le globe dans leur paume, ou qui montent une société secrète parce que, c’est fun, je l’ai vu dans un film.
Ce n’est pas le cas. Même si l’ont peut légitimement, par moments, croire que 48h durant le monde s’est plié en quatre que pour nous, nous ne pensons pas que ça fait de nous des personnes supérieures. Ne croyez pas qu’on survole les faits par plaisir de vous faire les dents, ou même parce qu’on aurait rien a dire.
Non, ça n’est pas pour ça. C’est juste parce que que c’est impossible.
Entant que scribouillard depuis des années et des années, j’ai fini par quérir l’intime conviction que tout, et je dis bien tout, peut être exprimé par des mots. Sentiments, idées, hurlements, amour, tout. Mais là, je ne les trouve pas. Aucun mot ne pourra vous faire ressentir ce que nous avons ressenti, ni aucun dessin, ni aucune photo. Même entre nous, depuis dimanche soir, nous n’y arrivons pas. Oh, bien sûr, nous essayons, nous tournons autour des mots et des idées, nous essayons d’effilocher, mais c’est seulement quand nos regards se croisent que nous nous comprenons.
Pendant quelques heures, nous avons vécu. Nous avons été vivants. Nous avons croqué cette vie à pleine dents. Pendant ces heures, quelque chose nous à réuni, a lié nos cœurs et nos âmes, et à tout faire pour nous pyrograver ce moment au fond de nos mémoires.
Alors si on voudrait résumer prosaïquement, nous étions dans un endroit qui semblait encore vierge et préservé autant que faire se peut des mauvaises influences de ce monde, nous sommes allés à la foire aux pierres, nous avons mangé glaces et pizzas, refait le monde à la belle étoile, récrit nos vies autour d’une table basse, dormi chacun dans nos rêves, flâné sur le toit du monde, découvert des secret qui n’attendaient que nous et mangé des salades.
Oui, sauf que ça n’était pas ça. C’est comme si vous veniez au restaurant et que je passais la soirée à vous réciter le menu. Il vous manque le goût, le plaisir, les sensations. Et tout cela été trop intense pour vous le résumer juste à ça, autant le taire si c’est pour en arriver à réduire. Tout ça a été à la fois trop beau et grand, mais à la fois trop personnel et viscéral. Trop naturel et surnaturel. Trop normal et trop impossible. Il y a eu trop de signes et de symboles, trop de rêves éveillés, trop de vérités. Ca a été la création d’un lien si fort, que nous avons la sensation qu’à nous quatre, plus aucun obstacle n’existe, lien qui lui aussi ne peux pas être réduit à cette description…
Voici la seule chose que, en mon nom propre, je peux dire pour décrire le “week-end” du 28 et 29 juin 2008 :
J’ai vécu ce qui est, à date, le plus beau et le plus grand moment de ma vie. Il m’a redonné foi en moi. Il m’a fait comprendre qui j’étais, et ce que je pouvais être, à force de curiosité. Il m’a donné une vraie famille. M’a fait découvrir deux personnes absolument extraordinaire, et m’a rappelé à quel point une comptait à mon cœur, formant pour moi une véritable nouvelle famille que j’aime plus que je n’ai jamais pu le faire auparavant. Trois personne à la gentillesse, la générosité, au talent, à l’intelligence et à la folie sans égales. Il m’a transformé de fond en comble. A fait de moi un autre homme. Une véritable nouvelle naissance, m’apportant une nouvelle foi.
Et vous voyez, c’est ça, le problème. Je ne pourrais jamais vous dire comment.
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